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Notre Histoire

Notre Histoire

Bien avant les années 1900, notre famille cultivait déjà des amandiers sur le Plateau de Valensole.
Marthe Jaubert née Angelvin, notre mère et grand-mère raconte que c’est en venant récolter les amandes dans l’exploitation de la famille Jaubert qu’elle rencontra son futur époux, Pierre-Jean Jaubert. C’était en 1948.
A cette époque, chaque famille avait entre 1000 et 1500 amandiers. Certains étaient plantés en ligne, de façon régulière, et d’autres étaient éparpillés dans le champ.
Le plateau de Valensole était entièrement planté en amandiers.
Jean Angelvin, un cousin de la famille âgé de 84 ans, nous explique qu’à l’époque chaque exploitant avait des amandiers et du blé. Cependant, le revenu principal provenait de la vente des amandes. Le blé n’était pratiquement pas vendu, il était le plus souvent donné aux animaux. Les amandiers ne produisaient pas toutes les années et durant cette période la vie était plus dure. Les agriculteurs profitaient des années où la récolte d’amandes était bonne pour acheter ce dont ils avaient besoin.
Plusieurs variétés d’amandiers étaient plantées dans un même champ. Certains à coques dures, d’autres à coques tendres. Les paysans appelaient ces variétés, la Fourcouronne, la « Pointue », la « Dure » ou la « Gros-cul ».
Jusqu’en 1955, le ramassage se faisait à la main. Après cette date d’autres moyens de ramassage firent leur apparition. Ils furent présentés le 24 septembre 1955, lors de la Journée Nationale de l’Amande.
L’effectif du personnel de ramassage variait en fonction de la quantité d’amandes. La cueillette s’étalait de début septembre à la sainte Catherine (25 novembre).
Pour la récolte, il y avait un ou deux hommes selon le nombre d’arbres. Marthe nous indique que sur l’exploitation familiale qui comptait 1000 arbres environ, il y avait deux hommes. Sur l’exploitation de Jean Angelvin, il était seul. Le travail des hommes était de gauler les arbres.
Les femmes étaient environ quatre. Elles ramassaient les amandes tombées au sol et les mettaient dans des gros sacs en jute.
Les gaules étaient fabriquées à partir de bois long trouvé dans les iscles (Nom régional désignant un banc de sable dans une rivière), ou à partir de sorbier qu’ils coupaient au printemps pour s’en servir à la récolte. Les gaules fabriquées en sorbier étaient les plus résistante mais c’était aussi les plus rares.
Marthe Jaubert et Jean Angelvin qui avaient respectivement 14 ans et 16 ans quand ils ont commencé à ramasser les amandes, nous décrivent une journée type de cueillette dans les années 1940.

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